819 564.2882

Une morsure très surette! (3 de 4)

Dans la troisième partie de son texte, l'auteure nous parle de la forme chronique de la maladie de Lyme, celle qui est généralement inconnue de la population et du corps médical, celle qui est insidieuse et sournoise, celle dont on nie l'existence...

 

Bonne lecture!

L'équipe de PRELEV

____________________________________________

VULGARISATION SCIENTIFIQUE SUR LA MALADIE DE LYME - par Kalya Bourque

PARTIE 3 de 4

Forme chronique

Maladie de Lyme chronique

Les symptômes de la forme chronique de la maladie de Lyme sont observés plusieurs mois après la morsure.  Si la maladie était difficile à diagnostiquer dans sa phase aiguë, elle l’est encore plus à ce stade, car la bactérie peut alors se présenter sous trois formes distinctes.

Elle peut être en spirochète, celle-ci est sa forme générale. La propagation de cette bactérie n’a pas de limites. Elle peut se retrouver dans tous les systèmes, des os jusqu’au liquide céphalo-rachidien en incluant le cerveau.

Une autre forme possible est la capsule.  En effet, Borrelia Burgdorferi peut s’encapsuler sur elle-même, formant une bulle de protection avec son propre organisme pour se protéger.  Cette forme lui permet de rester dans le corps et de rester latente, il est toutefois possible que le système immunitaire réagisse et qu’il produise des anticorps.  Par contre, dans cette forme, elle est très peu sensible aux antibiotiques.

La dernière forme est le biofilm.  La bactérie sécrète une gélatine spéciale qui forme une « super glue » autour d’elle.  Ainsi, bien cachée, le corps ne la détectera plus, aucun anticorps n’est alors produit.  Elle pourra donc passer des années dans le corps du patient sans que celui-ci ne le sache.  Cependant, elle pourra tout de même produire des toxines, donc engendrer des symptômes inflammatoires, de la douleur aux articulations, des maux de tête, etc, mais elle sera invisible à tous les tests sanguins qui détectent des anticorps liés à la présence de la bactérie. Et cet état lui permet aussi d’échapper aux traitements antibiotiques.

Les symptômes présents au stade chronique sont vagues et très nombreux et peuvent être de grande intensité. Une lourde fatigue, de l’inflammation aiguë aux articulations, des pertes de mémoire, des troubles de la vision, des pertes de sensations dans les membres, jusqu’à la perte de contrôle dans les muscles du visage (paralysie de Bell), sont parmi les indicateurs possible de la présence de cette maladie.  En plus de tous ces symptômes, la maladie de Lyme est une imitatrice.  Elle imite à la perfection les symptômes de la fatigue chronique, de la maladie de Crohn, de la fibromyalgie, de la sclérose en plaque et autres maladies de type syndrome.  Il est donc possible qu’un professionnel de la santé diagnostique un patient avec l’une de ces maladies précédentes, alors qu’en réalité tous ces symptômes sont reliés à la maladie de Lyme.

Ainsi, un diagnostic est difficile à poser en raison des tests sérologiques parfois peu sensibles, mais aussi à cause des différentes formes que la bactérie adopte dans le corps.

AttentionUn patient peut avoir recours à un laboratoire spécialisé sur les méthodes de dépistage de la maladie de Lyme.  Il est estimé que les tests conventionnels utilisés au Canada pour détecter la forme aiguë passent à côté de 90% des patients ayant la forme chronique de la maladie.

Le test qui permet un diagnostic concluant sur la présence de Borrelia, la bactérie de la maladie de Lyme, est le PCR. Cet outil de diagnostic indique directement la présence d’un agent pathogène dans le sang ou dans un tissu – on ne recherche pas des anticorps mais bien la présence de la bactérie elle-même.  Le test se fait en répliquant l’ADN de l’antigène que l’on cherche par une réaction en chaîne de polymérase, d’où vient le nom PCR (polymerase chain reaction).  Pour qu’un résultat soit positif, il doit y avoir trace de l’agent pathogène dans l’échantillon testé. Par contre, ce test est peu sensible ce qui fait que l’échantillon doit être choisi avec soin. Sinon, un ensemble de tests indicateurs analysés en fonction des données clinique du patient permet de poser un diagnostic.

Le traitement de la forme chronique de l’infection est semblable à celui de la forme aiguë quant au choix des antibiotiques.  Cependant, puisque la bactérie est dans le corps depuis plus longtemps, il faut une prescription d’antibiotiques plus longue pour éliminer toutes les bactéries.  De plus, le système immunitaire est affaibli par les spirochètes que l'on retrouve dans les globules blancs.  Le corps peut alors être soutenu par des suppléments naturels, de l’exercice, des saunas infrarouges (qui aident le corps à se débarrasser des toxines et des déchets) ou d’autres traitements de médecine non-conventionnelle.  Certaines cliniques spécialisées  proposent une approche de médecine intégrale, c’est-à-dire que les médicaments, l’alimentation, l’état physique et les produits naturels seront pris en compte.  Finalement, durant un traitement de la forme chronique de la maladie de Lyme, il est possible qu’il y ait des réactions de Jarisch-Herxeimer, c’est-à-dire une réaction inflammatoire de l’organisme qui se révèle par le rehaussement des symptômes dû à la libération du contenu interne des bactéries mortes provoquant une réaction immunitaire forte face aux antigènes.   Cette réaction, quoique temporaire, peut être parfois très intense!  Pour cette raison, un suivi rigoureux avec un professionnel de la santé est requis.

 

 

à suivre...

0
0
0
s2sdefault
powered by social2s

Coordonnées

Téléphone : 819 564-2882
Télécopie :  819 564-6577
Info@prelev.ca
Du lundi au jeudi de 6 h 30 à 13 h 30

Le vendredi de 6 h 30 à 11 h 30
* Sans rendez-vous tous les jours après 8:00

Adresse

Édifice Jean Coutu du Boulevard Bourque, arrondissement Rock-Forest.
4870, boul. Bourque, suite 3
Sherbrooke (Qc)
J1N 3S5