Octobre rose : les analyses et dépistages à connaître pour la santé des femmes
Un mois pour sensibiliser. Une occasion de passer à l’action.
Chaque octobre, le ruban rose envahit les vitrines, les réseaux sociaux et les événements publics. Octobre rose est bien plus qu’une campagne de communication : c’est un rappel annuel que la prévention sauve des vies. Selon la Société canadienne du cancer, en 2026, environ 32 400 femmes recevront un diagnostic de cancer du sein au Canada, soit en moyenne 89 femmes par jour.[1] Trois cancers du sein sur quatre peuvent être guéris lorsqu’ils sont pris en charge tôt, grâce au dépistage.[2]
Mais Octobre rose, c’est aussi l’occasion d’élargir la discussion. La santé des femmes ne se résume pas au cancer du sein. Diverses conditions biologiques fréquentes chez les femmes passent sous le radar pendant des années, faute de dépistage régulier. Découvrez dans cet article les analyses et les dépistages qui méritent d’être sur votre radar, en octobre et tout au long de l’année.
Le cancer du sein : ce que prévoit le programme québécois
Au Québec, le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) offre aux femmes de 50 ans et plus une mammographie de dépistage gratuite tous les deux ans, sans ordonnance médicale requise.[3] Le taux d’incidence du cancer du sein au Québec est de 158,5 cas pour 100 000 femmes, soit légèrement au-dessus de la moyenne canadienne de 147,9.[4] Pourtant, le taux de participation au dépistage reste insuffisant, et de nombreuses femmes admissibles ne profitent pas de ce programme.
Une femme sur huit développera un cancer du sein au cours de sa vie.[3] Ce chiffre illustre à quel point la mammographie de dépistage, aussi simple soit-elle, est un geste de prévention concret et accessible.
En septembre 2025, l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS) a recommandé d’étendre le dépistage dès 45 ans, estimant que cela permettrait de diagnostiquer en moyenne 350 femmes supplémentaires par année.[4] Cette recommandation n’a pas encore été intégrée au programme officiel, mais elle illustre l’importance de discuter de votre situation personnelle avec votre médecin, surtout si vous avez des antécédents familiaux.
La thyroïde : une condition féminine souvent méconnue
Les troubles thyroïdiens touchent les femmes de façon disproportionnée. On estime qu’au Canada, les femmes sont jusqu’à huit fois plus touchées que les hommes par des dysfonctions thyroïdiennes.[5] Pourtant, ces conditions passent souvent inaperçues pendant des années, leurs symptômes étant confondus avec du stress, de la fatigue ou les effets de l’âge.
L’hypothyroïdie se manifeste souvent par une fatigue persistante, une prise de poids inexpliquée, une intolérance au froid, des troubles de l’humeur et une chute de cheveux. Le Collège canadien des médecins de famille recommande un dépistage de la dysfonction thyroïdienne par dosage de la TSH dès l’âge de 35 ans, puis tous les cinq ans.[6] Un simple dosage de la TSH permet de vérifier le bon fonctionnement de la glande thyroïde, et mettre en place un traitement rapidement si un dérèglement est détecté.
La carence en fer et la ferritine : un problème largement sous-estimé
La carence en fer figure parmi les déficits nutritionnels les plus courants à l’échelle mondiale, et les femmes en sont les premières touchées. Les menstruations, les grossesses et certaines périodes de vie augmentent significativement les besoins en fer. Le problème : une carence peut exister sans que l’anémie soit encore déclarée, ce qui la rend difficile à détecter sans analyses ciblées.
Le Journal de l’Association médicale canadienne (CMAJ) recommande d’effectuer une FSC (formule sanguine complète) et un dosage de la ferritine tous les trois ans chez les femmes asymptomatiques en âge de procréer, en particulier chez celles qui ont des saignements menstruels abondants ou qui planifient une grossesse.[7] Une ferritine basse peut expliquer une fatigue persistante, une chute de cheveux et une difficulté de concentration, même quand toutes les autres valeurs sanguines semblent normales.
La glycémie et le cholestérol : des facteurs de risque qui évoluent avec l’âge
Après la ménopause, les risques de maladies cardiovasculaires augmentent de manière importante chez les femmes. La baisse des œstrogènes influence le métabolisme du cholestérol, augmentant le taux de LDL (mauvais cholestérol) et réduisant le HDL (bon cholestérol). Le risque de diabète de type 2 augmente également avec l’âge.
Un bilan lipidique complet et une glycémie à jeun permettent d’évaluer ces risques et d’intervenir tôt, avant que des complications cardiovasculaires ne se développent. Ces analyses sont particulièrement recommandées pour les femmes de 40 ans et plus, ou plus tôt en présence de facteurs de risque.[6]
La vitamine D : une carence quasi universelle au Québec en hiver
La vitamine D remplit une fonction essentielle au niveau de la santé osseuse, le système immunitaire et la régulation de l’humeur. Les femmes, en particulier après la ménopause, sont particulièrement vulnérables à ses effets : une carence prolongée augmente le risque d’ostéoporose et de fractures.[8]
Selon Statistique Canada, environ 40 % des Canadiens présentent un taux de vitamine D insuffisant en hiver.[8] Santé Canada recommande aux femmes de plus de 50 ans un apport quotidien en vitamine D toute l’année. Un dosage sanguin de la 25-OH vitamine D en octobre permet de vérifier vos réserves avant que les mois sans soleil ne s’installent, et d’ajuster votre supplémentation si nécessaire.
La santé des femmes, tout au long de l’année
Octobre rose est l’occasion parfaite de passer à l’action. Mais la prévention ne s’arrête pas le 31 octobre. Les analyses décrites dans cet article TSH, ferritine, FSC, bilan lipidique, glycémie, vitamine D sont autant de fenêtres ouvertes sur votre santé globale, et la plupart peuvent être regroupées sur une même prescription lors d’un examen médical périodique.
L’automne est le moment idéal pour agir. Parlez-en à votre médecin, obtenez votre prescription, et venez nous rencontrer avant que les premiers virus de l’hiver ne circulent. Chez PRELEV, l’ensemble de vos analyses est réalisé en une seule visite en moins de 10 minutes. Nos équipes vous accueillent du lundi au vendredi, sur rendez-vous, dans nos cliniques de Sherbrooke, Granby et Saint-Hyacinthe..
Sources
Société canadienne du cancer – Statistiques sur le cancer du sein au Canada (2026) — cancer.ca
Programme québécois de dépistage du cancer du sein – Statistiques et données — depistagesein.ca
Programme québécois de dépistage du cancer du sein – Participer au PQDCS — depistagesein.ca
Radio-Canada – Dépistage du cancer du sein : le Québec dernier pour le dépistage, recommandations de l’INESSS (octobre 2026) — ici.radio-canada.ca
Vitalité Québec – Et si c’était votre thyroïde ? — vitalitequebec-magazine.com
Guide clinique du personnel infirmier en soins primaires – Santé Canada, recommandations de dépistage thyroïdien et cardiovasculaire — canada.ca
Journal de l’Association médicale canadienne (CMAJ) – Diagnostic et prise en charge de la carence en fer chez les femmes (2025) — cmaj.ca
Statistique Canada – Niveaux de vitamine D chez les Canadiens — statcan.gc.ca


